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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 23:24

LA PERLE DE LA CONNAISSANCE

 


Il existe, dans le monde inachevé de l'errance et des supplices,
Une mystérieuse perle blanche ignorée de tous.
Sur cette terre, où cris de douleur se mêlent aux vices
De nos enfants souillés, où plus rien d'autre ne pousse

Que le chardon adultère et le chiendent rieur,
La Lumière a régné il y a bien longtemps.
Dans la misère des Ténèbres qui abritent nos cœurs,
Il n'y a plus ni tendresse, ni couleur, ni chant.

Le paradis terrestre n'est plus qu'une illusion ;
Le mirage de nos rêves ne parle pas des Cieux,
Il apporte seulement un désespoir sans fond.
Et les Ténèbres, elles, consumment, lentement, d'un sombre feu,

Nos âmes, perdues, corrompues, par ce fléau qu'est
L'ignorance ... Et on reste là, dans l'agonie,
Quand les Anges Noirs crachent leurs hurlements les plus laids,
Nous promettant à chacun la Mort et l'Oubli.

Mais à qui sait écouter dans cet âcre silence
Qui se laisse pénétrer par un étrange murmure,
Son esprit s'éveille. Non pas par sa science,
Mais grâce à la véritable Connaissance qu'abjure

L'homme stérile, égaré dans son endoctrinement ...
Il existe, dans le monde inachevé de l'errance et des supplices,
Une lueur infime et infinie frémissant
À l'intérieur de nous-même. L'intime esquisse

D'un idéal comblé d'Amour et de pureté.
Et cette perle brille comme l'astre du jour dans le ciel.
Et ce joyau de Lumière nous parle de bonté,
Comme si l'essence de l'Homme gisait de cette merveille.

 



Virginie Dascotte, le 12 septempbre 2003

Published by Virginie Dascotte
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 17:26

 

Il m’est arrivé quelquefois de dire ces mots ;
Ces mots au cri muet, au timbre secret et chaud,
En lesquels l’avenir espère, ... n’espère plus rien.
À présent, seul le silence meurtri me soutient.

Tu n’as rien écouté, tu dis que tu sais.
Alors la maison se plaint, la lumière se tait.
Dans leur solitude quotidienne, les murs pleurent,
Et les miroirs opaques sondent ta froideur.

Les astres de la nuit dissimulent les ténèbres,
Quand chaque seconde devient un chant funèbre.
Et les mots reviennent, jamais tu ne les entends.
Et les mots reviennent, et mon cœur, troublé, attend.

La question était brève, et pourtant si douce ;
Tu réponds sans attendre, mais rien ne t’y pousse.
Comme si mes mots à moi s’étaient envolés,
Je les aurai sans doute trop librement soufflés.

Là, sur le papier, je les ai bien fixés.
Ils t'apparaîtront ainsi comme une réalité.
Et il n’y aura plus ni de jour ni de nuit,
Sans que l’écho de ma voix dans ton esprit

Ne te hante, te harcèle, et te poursuive sans fin.
Et elle vivra en toi, comme elle viendra de loin.
Et elle répètera sans cesse la même question,
Que si tu le voulais, tu ne pourrais dire non.

À cette question, il vaudrait mieux que je croie
Qu’il n’y a d’autre réponse que l’amour qu’on reçoit.
Et si parfois, je te demande encore « Tu m’aimes ? »,
Ce n’est pas que je doute, c’est seulement que je sème

Quelques vers pastels pour colorer notre histoire.
C’est seulement que j’attise notre feu dérisoire
Par les murmures de ces poèmes rêveurs,
Quelques chuchotements inaudibles à ton cœur.

 


Virginie Dascotte, le 12 janvier 2003

 

Published by Virginie Dascotte
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:41

 

 


Dans ce lieu vaporeux, à cette heure inconnue,
Les âmes défuntes sont là, elles te toisent.
La lame entre tes doigts, que fais-tu ? Qu'attends-tu ?
Te laisserais-tu saisir par la peur narquoise ?

Ignore la douleur qui tente l'abandon
Et ta lâcheté que tu aimerais vomir.
Pourquoi te laisser écraser par des questions
Inutiles ? Assume maintenant ton désir

De ne jamais revenir ! Quitte cet endroit,
Quitte tous ces gens qui sont tombés par hasard
Sur toi. Ne crains pas l'absurdité ou le poids
de ton geste. Vas-y ! Ne prends pas de retard !

Pleure ! Pleure l'élan que tu as mutilé !
Ton cœur est dans l'étau, ton courage agonise.
Si ton sang coule, ton honneur sera lavé.
Libère-toi de ces épreuves qui t'épuisent !

Oublie ces faiblesses qui t'enchaînent à ton corps,
Méprise cette vie que tu entailles à peine !
Sois le seul maître de ton lamentable sort !
Ouvre ton esprit comme tu ouvres tes veines.

N'aie pas peur ! Ne regrette rien. Pense à toi.
Bouscule l'égoïsme excentrique d'une espèce
Qui se suicide lentement. L'enfer est là,
Dans la froideur des foyers que l'on met en pièces.

N'aie pas peur quand viendra le moment de mourir,
Tu seras sans nul doute en paix avec toi-même.
Cependant, tu sais que tu t'apprêtes à partir
Sans avoir dit au revoir à ceux que tu aimes.

 

 

Virginie Dascotte, le 23 janvier 2013


Published by Virginie Dascotte - dans derniers poèmes
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:34

 

Je me garde bien
D'offrir mon cœur
Ou mes faveurs
Aux importuns.

J'attends.
Je me préserve,
Et ça énerve
Mes soupirants.

J'esquive les tentations,
Les abus d'alcool,
Les belles paroles,
Et tes prétentions.

Nul besoin d'or !
Des diamants bleus
Seront tes yeux
Et mon trésor.

Ton mérite et ton courage
Viendront parer ton armure,
Mon chevalier, et ton âme pure
Illuminera ton visage.

Je prends le risque
De perdre du temps,
Mais à aucun moment
Je ne regrette puisque

Je ne veux rien d'autre
Que l'amour
Qui sera un jour
Le nôtre.


Virginie Dascotte, le 17 janvier 2013

Published by Virginie Dascotte - dans derniers poèmes
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:18

 

 

L’amour est un cheval au galop qui franchit les barrières du Temps.


 

L’amour est une araignée qui tisse sa toile dans le couloir du destin.

 

Sexy3_07.jpg

Published by Virginie Dascotte - dans Métaphores
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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 22:41

 

C’est une horloge qui dicte nos vies.
Elle que l’on vénère et que l’on craint,
Et ses aiguilles qui toujours défient
Notre volonté de vaincre demain.

Oui, elle, notre maîtresse implacable
Qui nous presse et parfois même frappe
De sa règle rigide et immuable
Ce destin qui chaque fois nous rattrape.

L'horloge sonne ses heures factices,
Accélérant ou freinant sa cadence
Au gré de son humeur, de ses caprices,
Nous mettant en retard ou en avance.

Et ses minutes qui semblent tantôt
Courir tantôt s'arrêter en silence,
Traînant leurs secondes comme un fardeau,
S'amusent à nous faire perdre patience.

Les heures se multiplient dans l'ennui,
La souffrance ou la détresse, et se perdent.
Les minutes prolongent l'agonie,
Et les secondes, pesantes, s'emmerdent.

Le pendule emporte les bons moments
Dans son balancement perpétuel.
Et les erreurs que l'on commet souvent
S'ancrent en nous, se répètent et s'amoncellent.

Et les aiguilles tournent et tournent en rond,
Prisonnières du cadran martelé
Par la trotteuse dans l'excitation
D'un marathon que l'on ne peut gagner.

Ce tortionnaire invisible se rit
Inlassablement de notre raison
Et de tout ce que nous avons construit.
Les heures répandent leur chant profond

Pour rappeler à elles leurs dévots.
Et les minutes sans cesse poursuivent,
Comme un pas de danse, leur numéro
Infernal qui nous tente et nous esquive.

Tout ce temps passé à bâtir nos rêves
Qui nous échappent, ce temps accompli
En vain, jusqu'au lever du jour, sans trêve,
Où l'on soupire "Ce n'est pas fini".

 

 

Virginie Dascotte, le 8 janvier 2013

Published by Virginie Dascotte - dans derniers poèmes
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 15:38

 

lesghost.png

 


S'invitant dans la nuit en attendant le glas,
S'avancent de sombres passants que l'on appelle:
Les Ghost. Dans leur regard vitreux, pas d'étincelle;
Leur poitrine bat le rythme lugubre et froid

D'une machine programmée à expirer.
Leurs sanglots éteints ne trahissent plus aucun
Sentiments. Mais leur esprit -ravagé- retient
Le souvenir de l'Amour, qui les a brisés.

Âmes perdues, âmes déchues, les Ghost errent
Seuls dans les ténèbres, sans but et sans repère.
Pour eux, pas de plaisir, pas d'espoir; Ils explorent

La souffrance de leur prison charnelle, en rien
Comparable aux affres de l'Amour assassin.
Pitoyables dépouilles, aux portes de la Mort !

 

 

Virginie Dascotte, le 04 octobre 2007 

Published by Virginie Dascotte - dans Poèmes ghostiques
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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 22:54

MISTIGRI

(par Virginie Dascotte)

 


Mistigri, petit chat,
Tu n’oublieras pas
Nos câlins et nos baisers
Que l’on s'est partagés.

Je ne te verrai plus sauter
Sur les toits du quartier,
Maintenant je t’ai perdue,
Tu ne sauteras plus.

Tu ne dormiras plus jamais
Dans mes bras qui te berçaient.
  Ton ronronnement s'est tu,
Tu ne te réveilleras plus.

Mistrigri, tes charmants petits
Ne connaîtront pas la vie.
Tu n'avais pas encore un an,
Tu n'étais pas encore maman.

Tes pleurs harmonieux
Et tes yeux lumineux
Hantent à présent le jardin,
  Réveillant mon chagrin.

Tu ne croiseras plus
De voiture dans la rue,
C’était ton dernier cri,
    Tu t'es évanouie.

Tu m’as volé des caresses
Et je t’ai pris ta tendresse,
Promets-moi de les garder
Mon chaton adoré.

chat.png

Published by Virginie Dascotte - dans Poèmes pour enfants
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:23


Le soleil frappait fort et on ne voyait guère
Que ces deux corps tremblaient, ne sachant plus que faire.
Mais ils attendaient ça, -sans vraiment le vouloir-,
C'était là, le moment de se dire "au revoir".

Il était si heureux d'avoir pu caresser
Ce jour et cette main qu'il ne pouvait lâcher.
Malgré le désespoir qui le dévisageait,
Bercé de rêves, un sourire se dégageait.

Elle était si heureuse, et elle savait pourtant.
Elle était si heureuse, et elle souffrait autant.
Elle sentait le froid d'une ombre qui demeure,
La blessure qui venait troubler ce bonheur.

Son cœur n'en pouvait plus de cette exaltation !
Il retint les secondes et sa respiration,
Étrangla son angoisse et se décida enfin
À prendre dans ses bras celle qui l'a rejoint.

Elle parla en premier et vint tout secouer !
Comme pour lui couper la parole à l'instant.
Elle parla en premier et vint tout stopper:
Les passants, les murmures, le rêve et le temps.

"Ça ne marchera pas" dit-elle à son amant.
"Ça ne marchera pas" ... ces mots qui résonnaient
Dans toute la gare, étouffants et vrombissants,
Vinrent surprendre et briser un être à jamais.

 

L'amour vient rompre les promesses qu'il a faites
Ne laissant sur l'échiquier que des pions déchus.
L'amour vient réécrire ces rôles qu'il nous prête,
Laissant son jeu avant d'en connaître l'issue.

 

 

Virginie Dascotte, Novembre 2010

Published by Virginie Dascotte - dans derniers poèmes
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 15:26

petitefille_chausures.jpgHantise


Entends-tu ces bruits de pas
Qui hantent les couloirs
Et font craquer le bois ?
Ils te font sans doute croire

Qu’un enfant joue par là.
Entends-tu ce petit air
Que l’on fredonne tout bas ?
Et ce visage qui t’est cher

Apparaît soudain devant toi !

Entends-tu cette douce voix
Qui répète et répète
Une comptine derrière toi.
Entends-tu le temps qui se jette

Sur tes délais qui te harcèlent ?
Entends-tu l’asphalte
Qui chauffe et se démantèle ?
Et ce camion à la halte

Apparaît soudain devant toi !



Le 10 octobre 2009

Published by Virginie Dascotte
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