Dimanche 11 janvier 2009
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Ne nous endormons pas ce soir, Amour.
Laissons s'évanouir les lueurs du jour,
Laissons cette fois les rêves aux enfants,
Et berçons-nous dans nos enlacements.
Délassons-nous sur le Temps assoupi,
Dans les hurlements des vents de la nuit,
Si près des ombres difformes de nos
Phobies, ... posés sur chacun de ces mots :
Te rappelles-tu des siècles passés ?
La plénitude des heures embrassées
Où nous ne pouvions plus nous quitter,
Où nous ne pouvions plus nous lasser
De sentir vibrer nos vies éphémères,
Notre peau, notre souffle et notre chair ?
Te rappelles-tu de ces tendres années,
Quand nos baisers s'échappaient par milliers,
Quand tes paroles, comme des caresses,
Me consolaient dans toutes mes détresses ?
Et comme tu savais, de tes bras
Chaleureux, apaiser ma peur du froid.
Sens-tu venir une brise légère
Frissonnant comme le souvenir d'hier ?
Sens-tu que reviennent les jours heureux ?
Demain, peut-être, le Soleil radieux
Dispersera les ténèbres austères,
Dissipera la brume du mystère
Qui m'a si longtemps voilé les yeux.
Demain, à l'aube, les délicieux
Rayons transperceront nos coeurs éblouis.
Ne laissons pas encore notre vie,
Notre bonheur, filer comme une étoile,
Trop rapide, trop loin, trop glaciale.